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Tallud 2

🌿 Et si nos espaces paysagers devenaient de véritables infrastructures d’adaptation au changement climatique ?

C’est une réflexion qui résonne particulièrement chez ARBORA Paysages.

En suivant récemment le cours de Sandra Lavorel au Collège de France consacré à l’adaptation au changement climatique fondée sur la nature, une idée m’a particulièrement marqué : il ne s’agit pas simplement de « mettre plus de végétal ».

Il s’agit de faire fonctionner les écosystèmes pour répondre aux enjeux du territoire.

💧 Retenir, ralentir et infiltrer l’eau.
🌳 Créer de l’ombrage et contribuer à rafraîchir les espaces.
🌱 Restaurer les sols et leur capacité à fonctionner.
🐝 Offrir des habitats et des ressources à la biodiversité.
🦋 Reconnecter les milieux et éviter l’isolement des populations.
🌿 Renforcer la résilience des espaces face aux évolutions climatiques.

C’est précisément cette approche fonctionnelle que nous cherchons à mettre en œuvre sur nos chantiers.

Chez ARBORA, cela peut prendre des formes très concrètes :

➡️ Des mares et des noues, pour participer à la gestion de l’eau et recréer des habitats.

➡️ Des haies bocagères, qui structurent les paysages, offrent des refuges et des ressources pour la faune et contribuent à reconnecter les milieux.

➡️ La restauration et l’activation des sols, parce qu’un sol vivant est une infrastructure essentielle du cycle de l’eau et du fonctionnement des écosystèmes.

➡️ Des plantations adaptées, pensées non seulement pour leur valeur paysagère mais aussi pour leurs fonctions écologiques.

➡️ La renaturation d’espaces existants, en redonnant une place aux processus naturels plutôt qu’en cherchant systématiquement à les contrôler.

➡️ La protection des milieux sensibles, avec des dispositifs permettant de réduire les pressions humaines et de favoriser la régénération naturelle.

➡️ La création d’habitats spécifiques : gîtes à chiroptères, hibernaculums, zones humides, refuges pour la petite faune…

➡️ La mise en réseau de ces éléments, pour constituer de véritables continuités écologiques.

Retour sur quelques exemples concrets actuellement en cours de réalisation :

Au Ponts-de-Cé (49), sur la ZAC du Moulin Marcillé II et dans le cadre de mesures de réduction et d’accompagnement des impacts, ARBORA Paysages intervient sur environ 6 hectares avec la création de haies bocagères, mares, noues, gîtes à chiroptères et hibernaculums, ainsi qu’un travail spécifiques de bio-dynamisation des sols. L’objectif est notamment de reconnecter deux bassins de rétention et de contribuer à créer une trame verte et bleue.

À Nantes (44), sur le Vallon des Gohards, notre intervention porte également sur la protection et la régénération de milieux à fort potentiel de biodiversité, avec notamment le rétablissement des fonctions écologiques de la zone humide, des mares et des abords du ruisseau, des plantations, des habitats pour la faune et des dispositifs destinés à limiter le piétinement des espaces sensibles (zone humide).

Au Tallud-Sainte-Gemme (85), nos équipes achèvent les travaux de renaturation morphologique d’un ruisseau circulant sur le site de Trivalis de La Cherenière. La restauration de son tracé dans son talweg et son reméandrage ont pour objectif de freiner les écoulements tout en favorisant le débordement du ruisseau dès les petites crues dans le lit majeur.

🌱 Mais cette approche dépasse aussi le cadre de nos chantiers.

Avec notre microferme Le Jardin des 5 Chemins, nous expérimentons une démarche agroécologique qui s’inscrit dans la même logique : prendre soin des sols pour restaurer leur capacité à produire et à accueillir la vie.

Nos déchets verts sont recyclés en compost, qui retourne ensuite au sol.

Ces sols vivants accueillent des cultures maraîchères mais aussi de jeunes plants forestiers.

Et ces productions trouvent ensuite leur place en circuit court : auprès de nos salariés ou directement sur nos chantiers.

Une petite boucle locale, mais une boucle qui traduit concrètement notre volonté de considérer la matière organique, le sol et le végétal comme des ressources à préserver et à faire circuler, plutôt que comme des flux à évacuer.

👉 C’est peut-être là que se situe l’évolution de notre métier.

Le paysagiste ne construit plus seulement un espace agréable à regarder.

Il participe à construire un espace capable de rendre des fonctions :

fonction hydraulique, fonction thermique, fonction écologique, fonction biologique, fonction productive, fonction paysagère et fonction sociale.

Et ces fonctions deviennent particulièrement précieuses dans un contexte de changement climatique.

Chez ARBORA, nous voulons continuer à faire évoluer notre savoir-faire pour être un acteur opérationnel des solutions fondées sur la nature, aux côtés des collectivités, des écologues, des hydrologues et des paysagistes concepteurs.

Parce que l’adaptation au changement climatique ne se fera pas uniquement avec des infrastructures techniques.

Elle se fera aussi avec des sols vivants, de l’eau, des arbres, des haies, des zones humides, des cultures et des écosystèmes fonctionnels. 🌱

Retrouvez le cours de Sandra Lavorel au Collège de France via le lien ci-dessous :

https://www.college-de-france.fr/fr/agenda/cours/ecologie-fonctionnelle-pour-comprendre-la-dynamique-des-ecosystemes-dans-un-monde-changeant/adaptation-au-changement-climatique-fondee-sur-la-nature?utm_source=chatgpt.com